Sunday, September 10, 2017

Music | Top 5 songs (August 2017)

Bonjour, bonsoir à tous! J'espère que vous allez bien, que votre rentrée s'est bien passée ou que vos vacances ont bien commencé peut-être? Aujourd'hui, comme chaque mois, je partage avec vous mon top 5 mensuel de morceaux préférés. 


Zoom Zoom de Polo & Pan : Clairement le morceau que j'ai le plus écouté en boucle au mois d'août. C'est lors d'une de mes soirées passées sur Youtube à la recherche de nouvelles pépites que je suis tombée sur cette chanson et j'en suis immédiatement tombée amoureuse. Ce rythme entêtant, cette voix douce qui nous fait voyager : j'adore! Et en plus, c'est du made in France. (Enfin le duo a samplé un morceau pré-existant "Zum Zum" de Toco donc on c'est pas sur du 100% français non plus - chanson à écouter en passant - ). Sinon le clip est très sympa aussi.


Brazilian summer de Soulchef : Pour continuer dans l'ambiance brésilienne de la chanson précédente, je vous propose ce morceau instrumental de Soulchef qui a été une superbe découverte pour moi cet été. J'ai choisi cette chanson pour son titre "Brazilian summer" mais je vous conseille VIVEMENT d'écouter tout le reste parce que c'est génialissime! (J'adore l'intro du morceau qui apporte un petit côté humoristique pas désagréable).


Dynabeat de Jain : Qu'on l'aime ou non, il faut reconnaître que cette fille a vraiment du talent. J'ai beaucoup écouté ce morceau au mois d'août et je l'ai surtout eu en tête des journées entières (un morceau très répétitif comme celui là ça reste toujours). Le clip a été réalisé par des anciens élèves de mon école et c'est d'ailleurs comme ça que j'ai découvert le morceau. Encore une fois, c'est du made in France et ça c'est plutôt cool!


Ain't nothing changed de Loyle Carner : Ce jeune rappeur londonien (il va avoir 22 ans en octobre, je suis donc plus âgée que lui de quelques mois) est une vraie BONNE découverte. Sa musique aux mille influences est décontractée et c'est une des raisons pour lesquelles je l'apprécie autant. Ce qui est fou c'est qu'en lisant quelques articles sur lui j'ai appris qu'il était hyperactif, et que la musique (et la cuisine notamment) lui ont permis de dépenser cette énergie qu'il avait besoin d'évacuer. Il co-réalise tous ses clips dans lesquels il apparait aussi (dans le clip d'Ain't nothing changed, il se met en scène en papi pour répondre aux reproches qu'on lui fait comme quoi tous ses morceaux se ressemblent). Bref, un petit génie dont j'ai hâte de suivre la carrière musicale! Je vous conseille là aussi d'écouter tout ce qu'il fait parce qu'il est plutôt impressionnant.



Best Part de Daniel Caesar Feat. H.E.R. : Ce genre de morceau qui se laisse facilement écouter; un petit duo masculin-féminin qui fait du bien. Deux voix qui se mélangent, un accompagnement de quelques accords à la guitare... Pourquoi demander plus franchement? Le matin pour se réveiller en douceur, en fin de soirée ou en pleine nuit : il n'y a pas d'heure pour apprécier cette collaboration.

J'espère que cette sélection vous a plu et vous souhaite un merveilleux dimanche! 

Saturday, August 26, 2017

Mood Post | Bouleversée

Give Me You Eyes I Need Sunshine - AlexisWinter 
♫  Smalltown Boy (Arnaud Rebotini Remix) - Bronski Beat 

Aujourd'hui nous sommes le samedi 26 août 2017 et il est actuellement 20h39. Je reviens du cinéma MK2 Bibliothèque où je suis allée voir 120 battements par minutes, le Grand Prix du festival de Cannes de cette année. Je suis bouleversée et, j'ai pensé qu'écrire me ferait du bien, me soulagerait. 

Je suis bouleversée. Sur le chemin du retour, alors que j'étais dans le métro, je me suis retenue de ne pas fondre en larmes. 

Je suis bouleversée. À plusieurs reprises je les ai senti montées ces larmes, mais j'ai cligné des yeux frénétiquement (technique que j'ai élaboré au fil des années qui m'empêche de pleurer et qui me permet de ne pas montrer mes émotions en public). Pourquoi cette eau est-t-elle si pressée de s'écouler sur mes joues? Pourquoi ce bouleversement? Pourquoi cet article? 

Je suis bouleversée. J'ai peur, je suis perdue, confuse et je n'ai pas honte de l'avouer. 

Je suis bouleversée. C'est sûrement parce que j'ai 22 ans et qu'à cet âge là on se cherche, on est confus. On est entre deux âges. L'adolescence n'est pas loin, la majorité non plus. Je n'ai pas fait de "crise d'ado". On m'a toujours dit que j'étais mature et que, si je me sentais incomprise c'est parce que, j'étais en avance par rapport aux gens de mon âge. Je n'aime pas me plaindre, montrer que je ressens des émotions et pourtant! Combien de fois vous ai-je dit que pour moi, le cinéma c'est de l'émotion. Je veux en faire mon métier, ma vie et je suis incapable, dans mon quotidien, de me laisser aller. Je suis en contrôle permanent. Souvent on pense que je suis froide ou au contraire on pense que je suis tellement heureuse que je suis incapable d'avoir la moindre peine. 

Je suis bouleversée. Je n'arrive pas à comprendre où j'en suis, de quoi je suis capable ou non, de comment je dois me comporter, de ce que je dois ressentir. 

Je suis bouleversée. Le cinéma est ma passion mais je suis désespérée par ce que je vois dans les salles. Quand je sors d'un film je suis souvent dans un état second. Ca me touche d'autant plus parce que je me sens concernée : je veux faire de ma vie un film, je veux faire de ma vie des films. Ce que je souhaite par dessus tout c'est de provoquer des émotions comme celles que j'ai pu avoir quand j'ai vu une oeuvre qui m'a marquée. Je désire laisser une trace. Qu'elle soit bonne ou mauvaise. Je ne veux pas qu'on sorte de la salle en ayant vu mon film et qu'on passe à autre chose. Je veux choquée, je veux émouvoir, je veux faire rire, je veux donner l'envie d'accomplir ses rêves parce que selon moi, c'est ça la magie du cinéma. 

Je suis bouleversée. J'étais assise à côté d'un garçon qui a rit quand la mère apprend que son fils est mort. Ca m'a troublée. Rire nerveux, rire moqueur? Je ne sais pas pourquoi il a réagit de la sorte. 

Je suis bouleversée. C'était le troisième film que je voyais de la journée. La fois de trop peut-être. Celle qui m'a fait exploser de rage à l'intérieur, celle qui m'a fait douter, celle qui m'a fait me sentir seule, plus seule que jamais au milieu de ces inconnus. 

Je suis bouleversée. J'ai l'impression d'en faire trop, d'être trop sensible, trop passionnée. Trop, trop, trop, toujours trop. Je fais peur et je me fais peur. J'ai trouvé ma voie mais je ne sais pas encore quel chemin prendre. Si je n'arrive pas à comprendre les autres comment pourrais-je leur raconter des histoires?

Je suis bouleversée. Je me suis remise à la lecture. J'en suis déjà à mon troisième livre en une semaine. C'est du Sybille tout craché. Tout ou rien. Jamais de demie mesure. 

Je suis bouleversée. J'ai pleuré pendant le film, à plusieurs reprises. Non pas parce que j'étais émue par ce que je voyais mais plutôt par ce que j'imaginais dans ma tête, ce à quoi je pensais. 

Je suis bouleversée. Je me fais des films. Depuis toujours. J'imagine des situations qui n'arrivent jamais. J'invente dans ma tête des conversations entières qui ne se sont évidemment pas déroulées comme je l'avais prévu. Ma vie, la vie, est un scénario en ré-écriture permanente : l'avenir est incertain. 

Je suis bouleversée. Aimer? C'est quoi aimer? 

Je suis bouleversée. J'ai essayé de me relâcher, de ne pas vouloir tout contrôler, d'être moi-même, de me laisser ressentir les émotions qui me parcourent. C'est difficile...

Je suis bouleversée. Je crois que c'est bien. Ca veut dire que je suis vivante et que je ne suis pas indifférente. J'aime la vie. J'aime ma vie. 

Je suis bouleversée? Je ne sais plus. Je pleure? Tout va bien. C'est comme ça que je m'exprime, que je me détends, que je me libère. 

Je suis bouleversée. Plus remontée que jamais. Plus passionnée qu'il y a deux minutes, plus motivée qu'il y a cinq secondes. 

Je suis bouleversée. Les larmes ont cessé de couler. Je souris. Ainsi va la vie! 

Si tu veux aimer les autres, aime-toi. 
Amour et sourire, aimer et sourire. 
Toujours.

Sunday, August 20, 2017

Photography | One Day in Giverny


 ♫ Now listening : How Come You Don't Call Me - Alicia Keys 

Puisque je ne suis pas partie en vacances cette année (à part mon weekend prolongé à Londres récemment), j'ai décidé d'aller à Giverny pour une journée. 

La seule et la dernière fois que j'y suis allée je devais être âgée de trois ans : autant vous dire que je n'en avais aucun souvenir. Et cette fois-ci pas besoin de papa ou maman, j'ai pris la voiture et je m'y suis conduis toute seule #joie #fierté. Cela fait deux ans que j'ai le permis mais je ne conduis que très rarement. Premièrement parce que je n'ai pas de voiture et deuxièmement parce que je vis à Paris et que le plus pratique pour se déplacer ce sont les transports en commun ou la marche à pieds (il y en a qui choisisse le vélo, personnellement je ne suis pas suicidaire ahah). 

Comme je vous disais donc je ne conduis presque jamais et là, comme par hasard, il fallait qu'il m'arrive quelque chose. Au bout de cinq minutes s'affiche sur l'écran "Crevaison". J'immobilise tout de suite la voiture, j'en sors et j'appelle ma maman à la rescousse. J'écoute ses conseils (toucher le pneu, repérer s'il y a un clou ou autre, rouler lentement et m'arrêter à la première station essence pour ajuster la pression des pneus). Je fais tout ça et je reprends la route pas tout à fait sereine mais j'essaye de ne pas trop y penser. 

Une petite heure plus tard j'arrive sur place. Je me gare et c'est parti pour découvrir cet endroit si connu.

J'ai commencé ma visite par le jardin puis je suis allée faire un tour dans la maison de Claude Monet. 
















































Si j'ai trouvé le jardin magnifique (bien qu'assez désordonné), j'ai été très déçue par l'intérieur de la maison. Il y avait des reproductions des tableaux de Monet sur les murs, il faisait une chaleur extrême (ce n'est pas les petits ventilateurs qu'ils ont disposé par ci par là qui ont aidé) et on se marchait dessus... J'imagine que c'est une période particulièrement populaire étant donné que c'est pendant l'été qu'il y a le plus de fleurs mais j'aurais rêvé pouvoir m'y balader seule. J'y retournerai peut-être en hiver pour témoigner aussi de l'ambiance qui doit être très différente. 

Bon sinon je suis rentrée en sécurité ne vous inquiétez pas. Le tout petit clou, Titouan pour les intimes (c'est son surnom), devait être si bien enfoncé que le pneu ne s'est pas dégonflé et j'ai roulé tranquillement. 

Voici donc pour le récit de cette journée à Giverny. J'espère que cet article vous a plu et que vous n'avez pas fait une overdose de fleurs! Je vous embrasse fort et vous retrouve bientôt pour de nouvelles aventures.

Wednesday, August 16, 2017

Cinema | June & July 2017

Bonjour, bonsoir à tous! Aujourd'hui j'écris un double-article puisque je partage avec vous mon avis sur les films que j'ai vu au mois de juin mais aussi au mois de juillet. En effet, comme je vous l'ai dit dans mon dernier article instamonth, juillet a été un mois assez chargé et je n'ai pas eu le temps de rédiger cet article correctement alors j'ai décidé de prendre mon temps et de le publier seulement maintenant. 

(Comme je vous disais dans mon article Top 5 chansons du mois de juin, j'ai eu une petite obsession pour les chanteurs de la Nouvelle Star dernièrement alors voici une chanson d'une autre participante bien connue. Ce morceau se trouve aussi être dans le générique du film Ce qui nous lie dont je fais la critique dans cet article.)

J'avais oublié de commenter les films The Young Lady de William Oldroyd et Les fantômes d'Ismaël d'Arnaud Desplechin. Je les ajoute donc à cet article même si je les ai vu au mois de mai. 


03/05 : The Young Lady de William Oldroyd. Je m'attendais à un bon film et c'est ce que j'ai eu. La photographie est superbement réussie ainsi que la mise en scène (les décors comme les costumes sont aussi magnifiques). Florence Pugh (plus jeune que moi d'un an) qui interprète le personnage principal excelle dans son rôle de femme abandonnée à elle-même. La passion, qui est l'un des sujets du film, est retranscrite avec brio selon moi. Très beau film aussi bien dans les émotions que les techniques utilisées pour les transmettre.



17/05 : Les fantômes d'Ismaël d'Arnaud Desplechin. J'avoue qu'il est un peu difficile pour moi de parler de ce film. Comme sa construction est un peu complexe (il y a deux histoires en parallèle), je ne vais pas m'attarder sur l'explication du scénario et je vais me concentrer uniquement sur mon ressenti. Je suis une grande fan de Mathieu Amalric donc je ne suis jamais très objective par rapport à lui en général. Pour ce qui est de Marion Cotillard et Charlotte Gainsbourg par contre je suis toujours moins enthousiaste à l'idée de les voir à l'écran. Alors que j'avais adoré Marion dans le dernier film de Xavier Dolan, j'ai trouvé dommage qu'elle se retrouve de nouveau dans un rôle de femme qu'on a du mal à aimer, pleurnicheuse. Charlotte Gainsbourg est assez formidable dans le film et j'ai trouvé que son couple avec Amalric fonctionnait bien. Quand je suis sortie de la séance, j'étais accompagnée d'une amie et nous avons discuté pendant une heure après que le film se soit fini. Il nous a fait poser pleins de questions et notre conversation a vraiment été pleines de rebondissements et de réflexions diverses. Si, encore aujourd'hui, je ne sais pas avec certitude si j'ai aimé le film ou non, je pense que c'est un bel objet cinématographique qui mérite d'être visionné. 


02/06 : Ceux du Cordura de Robert Rossen. Comme je vous l'avais dit dans mon avant-dernier article cinéma, afin d'obtenir mon diplôme d'école je devais écrire un mémoire et j'ai décidé de me concentrer sur Rita Hayworth et sa chevelure en particulier. Ce film qui, lorsqu'il commence, ne présage rien d'exceptionnel s'avère au final être incroyablement riche en terme de dramaturgie. Le scénario est bien ficelé et tous les personnages sont plutôt bien caractérisés. Belle leçon de vie!


04/06 : Rio 2 de Carlos Saldanha. Je voulais le voir parce que j'avais adoré le premier que j'avais vu au cinéma en Italie avec mon jeune cousin et un soir, alors que je zappais, je suis tombée dessus (j'ai raté les premières minutes seulement). J'avoue avoir été un peu déçue par cette suite mais j'ai encore été frappée par la beauté des numéros musicaux du film (tous les oiseaux qui volent pour produire des formes en tout genre de toutes les couleurs : c'est tout simplement merveilleux à regarder). 


10/06 : Marie-Francine de Valérie Lemercier. J'adore Valérie Lemercier, je l'ai toujours aimé. Son humour me fait rire et je trouve qu'elle a vraiment une classe féminine à la française que j'admire énormément. Quand j'ai vu qu'elle sortait un nouveau film je me suis immédiatement dit qu'il fallait que je le vois. Si le résultat n'est pas exceptionnel (le film est très fleur bleue), j'ai quand même été touchée par cette histoire d'amour entre deux adultes un peu perdus. L'utilisation à plusieurs reprises de la chanson "Quand on s'aime" de Michel Legrand et Nana Mouskouri a, je dois l'avouer, énormément participé au fait que j'ai bien aimé le film (J'ADOREEEEEEE ce morceau). Donc si vous voulez voir un film non prise de tête, super romantique et totalement nuncuhe allez-y!



13/06 : Embrassez qui vous voudrez de Michel Blanc. A la fin du mois je vais être stagiaire sur le prochain film de Michel Blanc alors quoi de mieux que regarder l'une de ses réalisations précédentes pour me mettre dans le bain? Le film est sympathique : on suit différents personnages qui sont tous liés entre eux. Cela se passe pendant les vacances d'été et il est intéressant de voir comment chaque personne peut réagir à telle ou telle situation. J'ai trouvé l'ensemble très cynique mais pas déplaisant. 



16/06 : Ce qui nous lie de Cédric Klapisch. Petit coup de coeur du mois de juin. Je suis loin d'avoir vu toute la filmographie de Klapisch mais c'est un réalisateur que j'apprécie. Dans son nouveau film, il s'agit de l'histoire d'une famille : deux frères et une soeur qui doivent choisir que faire de leur héritage. Le résultat c'est un casting réussi (Pio Marmaï a ce truc en plus qui intrigue et fascine), un scénario efficace, de belles images qui nous montrent à quel point la France est un pays magnifique et un sentiment de vouloir retrouver sa famille et de partager de bons moments ensemble. 


20/06 : Adieu ma concubine de Chen Kaige. Quand je suis chez moi et que je veux regarder un film avec ma mère et/ou un(e) invité(e), j'ai énormément de mal à faire un choix. J'aime montrer des films que j'ai déjà vu ou sinon en découvrir un mais qui, je le sais, plaira à tout un chacun. Ce jour-là, je ne savais pas alors ma mère a fait le choix. Elle avait vu ce film quand il était sorti au cinéma, en 1993 (je n'étais même pas encore née) et elle en avait gardé un très bon souvenir. Le film commence : tout va bien et puis il dure, il dure, il dure et on en vient à se demander quand est-ce qu'il va se finir. Attention! Ce n'est pas que le film est mauvais, loin de là, c'est qu'après une journée bien fatigante ce n'est pas forcément le meilleur choix. Je ne regrette donc pas de l'avoir vu parce que l'histoire est très intéressante cependant je vous recommande de le regarder quand vous êtes en forme.

06/07 : Moi, moche et méchant 3 de Pierre Coffin, Kyle Balda et Eric Guillon. J'avoue avoir une flemme extrême de commenter ce film... Alors je dirais simplement qu'il est sympathique mais moins bien que les deux premiers. J'ai trouvé le méchant insupportable et c'est sûrement pour cette raison que j'ai moins aimé d'ailleurs. Voilà, voilà.


10/07 : Wonder Woman de Patty Jenkins. Je n'attendais rien de ce film et j'ai été déçue, je dirais même agacée. J'ai lu pleins d'articles qui disaient que c'était LE film à voir, un film féministe dont l'héroïne était enfin une femme forte et blablabla. Que nenni! Certes elle n'a besoin de personne pour se défendre mais comme on nous le fait bien comprendre à plusieurs reprises : elle est guider par l'amour. C'est parce qu'elle est amoureuse qu'elle réussit à vaincre le méchant. Sérieusement? Comme c'est une femme elle est forcément plus sensible? C'est ce que j'appelle du foutage de gueule. Je ne vais pas m'attarder non plus sur le fait qu'elle soit un objet sexuel ambulant et que toutes ses actions dépendent d'un homme. En plus de ça le film est long (2h20) et ça se ressent. Bref... Gal Gardot est magnifique et j'aurais aimé aimer ce film mais c'est impossible. 


11/07 : Grand Froid de Gérard Pautonnier. Un exemple parfait du film français qui a du potentiel mais qui ne va pas jusqu'au bout des choses, qui n'assume pas (il faut dire que c'est un premier film donc ça peut se comprendre). Il n'a beau durer qu'une heure trente, on s'ennuie presque tout le long ce qui est bien dommage parce qu'il y a, par moment, une originalité fort sympathique. Jean-Pierre Bacri est toujours bon dans son rôle d'homme bougon et Arthur Dupont dans celui du jeune qui ne s'est pas trouvé (je ne sais pas si vous vous en souvenez mais je vous avais parlé de lui déjà dans cet article). 


12/07 : Le Manoir de Tony T. Davis. J'ai été déçue je l'avoue tristement. Le film n'en ai malheureusement pas un selon moi, il ressemble plus à un long sketch (un peu trop long justement). Je dois dire tout de même que le dénouement est plutôt pas mal. 


12/07 : Nightcall de Dan Gilroy. Je l'avais raté au cinéma quand il était sorti en 2014 mais maintenant ça y est, je l'ai enfin vu et j'ai vraiment beaucoup aimé! Jake Gyllenhaal est exceptionnellement troublant comme d'habitude. À savoir aussi : le film est TRES cynique, l'humour particulièrement noir; ce n'est donc pas une petite comédie qu'on regarde comme ça, un soir pour se détendre. Je dirais même que le film est dérangeant, cependant il réussit à ne pas être grotesque et c'est ça qui fait de lui un bel objet cinématographique. Quand on sait que c'est un premier film on est d'autant plus impressionné(e)!


13/07 : Spider-Man : Homecoming de Jon Watts. Je suis allée voir ce film en 4DX au Pathé La Villette avec des amis. La 4DX pour ceux qui ne le savent pas, c'est une "expérience cinéma". Plus précisément : le spectateur porte des lunettes 3D mais en plus de cela il est installé dans un siège qui bouge en fonction des mouvements à l'écran (chute, saut, course poursuite en voiture...). En plus de cela il y a aussi des effets sensoriels spéciaux comme le vent, la pluie, l'orage etc... en synchronisation avec les actions de film. Si j'ai "apprécié" l'effet de vent et les mouvement du siège, j'ai vraiment été dérangée par les coups reçus dans mon dos qui étaient selon moi assez inutiles. Je vous conseille notamment de ne pas vous habillez légèrement comme je l'ai fait (j'étais en combi-short, manches courtes, avec les jambes nues et j'ai eu froid pendant deux heures à cause de l'eau et du vent reçus tout le long). Bon sinon pour ce qui est du film je vais être très brève, la première sageaétait la meilleure. Ce nouvel opus est sympathique mais il ne déplace pas des montagnes.


24/07 : Dunkerque de Christopher Nolan. Impossible de dire que je n'ai pas aimé mais impossible notamment de dire que j'ai adoré. Je crois qu'encore une fois je me suis fait avoir et je suis allée voir le film en ayant trop d'attentes. Si vous êtes familiers des critiques de films que je fais chaque mois, je pense que vous commencez à me connaître et que vous savez que pour moi, le cinéma c'est de l'émotion. Oui on a envie de pleurer quand on voit ces citoyens anglais venir à la rescousse des soldats, oui c'est émouvant quand Kenneth Branagh reste sur le front alors qu'il pourrait rentrer chez lui mais ça s'arrête là (pour moi). On m'avait vendu la photographie comme éblouissante et à part un plan que j'ai trouvé à tomber par terre, j'ai trouvé ça normal. Je n'ai pas du tout aimé la musique composée par le très connu Hans Zimmer que j'ai trouvé répétitive et lourde. Peut-être que vous allez penser que je suis sans coeur en lisant ces mots mais selon moi ce n'est pas parce qu'on fait un film historique et (qu'en plus) il traite de la guerre que c'est forcément réussi. (J'ai aussi été très déçue de voir si peu Tom Hardy et Cillian Murphy mais bon ça ce n'est pas très objectif c'est juste que je suis une grande fan qui n'a pas été suffisamment rassasiée).


25/07 : On the Milky Road d'Emir Kusturica. VERITABLE coup de coeur pour ce film. Je n'avais vu qu'Arizona Dream du même réalisateur et j'avais déjà adoré son univers. C'est comme si je m'étais réconciliée avec le cinéma ce jour-là (non pas que je m'étais fâchée avec lui mais vous voyez ce que je veux dire -j'espère-) : je souriais tout du long et j'appréciais vraiment ce à quoi j'étais en train d'assister. Malgré des effets spéciaux qui restent assez mauvais avouons-le, le charme opère. J'aime la musique, les personnages, la mise en scène : tout est au service du scénario. Monica Bellucci est troublante, Emir Kusturica charmant. C'est burlesque, léger, ça vous emmène ailleurs. Je conseille aux amateurs d'histoires loufoques !


28/07 : Valérian et la Cité des Mille Planètes de Luc Besson. Si on parle en termes techniques, les effets spéciaux sont à couper le souffle. Si on parle d'émotions (encore et toujours) on n'a pas grand chose à dire. J'adore Luc Besson et je le défend dès que j'en ai l'occasion mais ce que j'avais reproché à Lucy, je le reproche de nouveau à Valérian. Si Léon, Le Grand Bleu, Subway... sont des films mythiques selon moi, Besson passe à côté en voulant trop bien faire je pense. Alors que Le cinquième élément est culte pour ses répliques ("MULTIPASS", "Three, three, three"), on ne retient pas grand chose du dernier film du réalisateur le plus détesté de toute la France. C'est beau à voir mais ce n'est pas aussi mémorable que ses films précédents malheureusement. Dommage...


29/07 : Buena Vista Social Club Adios de Lucy Walker. Je n'ai pas encore vu le documentaire de Wim Wenders Buena Vista Social Club sorti en 1999 et je pense que c'est tant mieux parce que j'aurais détesté ce nouveau film sur le célèbre groupe du même nom. Je m'explique : ce n'est pas que ce film est mauvais, c'est qu'il n'est pas réussi. Presque toutes les images utilisées sont d'archive et de très mauvaise qualité. Je ne vais pas dire qu'on a mal aux yeux en regardant l'écran mais au cinéma ce n'est vraiment pas agréable. C'est un film que j'ai trouvé très nostalgique et dont le ton condescendant m'a déplu. 

09 10